Les courses
De toutes les activités athlétiques, les courses de vitesse ou sprints sont les plus pratiquées, et ce dès les origines olympiques. Elles consistent à parcourir un espace court (inférieur à 400 m) dans le plus petit laps de temps. Le 100 m est la course la plus courte dans le calendrier de plein air. Elle est aussi l'une des plus anciennes puisqu'on retrouve trace du sprint dès le XVe siècle av. J.-C., si l'on se fie à Homére et aux poètes grecs. La distance originale initiée par les Britanniques fut le 110 yards (100,52 m) puis le 100 yards (91,44 m) avant que le mètre ne devienne la norme officielle.Au début du siècle, le journaliste George Prade définit le 100 m comme " L'aristocratie en mouvement " Selon lui, peu d'entraînement est nécessaire pour obtenir des résultats appréciables, la vitesse étant innée chez l'athlète. Au fil des années, le 100 m a supplanté le marathon et est devenu l'épreuve-reine de l'athlétisme, du fait du nombre accru de concurrents et de l'intérêt qu'elle suscite auprès des spectateurs.
Le 200 m actuel s'apparente à la longueur du stade de la Gréce antique ("stadion" signifie littéralement longueur du stade). Il découle du découpage du mile anglais et est disputé à l'origine sur 220 yards. Longtemps exécuté en ligne droite, le 200 m avec un virage sur une piste de 400 m est officiellement reconnu en 1958.Les spécialistes de cette épreuve doivent combiner la vitesse de base d'un sprinter de 100 m, mais posséder également une capacité d'accélération estimée à 130-140 m.
Le 400 m a pour origine le double stade ou diaulique (384 m), épreuve exécutée dans l'antiquité. Remise au goût du jour au Royaume-unis,sous la forme du quart de mile (440 m), cette épreuve est considérée comme un sprint d'endurance dans la mesure où elle requiert, en plus de la puissance physique, une capacité de résistance à la fatigue et à la douleur, ainsi qu'une gestion optimale de la fréquence de course. Les athlètes courant le 400 m sont pendant longtemps divisés en deux catégories, les sprinteurs purs issus du 200 m et les sprinteurs plus endurants issus du 800 m. Aujourd'hui, la grande majorité des spécialistes du tour de piste ont un morphotype proche des athlètes courant sur courte distance.
Courses de fond et de demi-fond
Les courses de demi-fond sont ainsi nommées car elles se disputent sur des distances intermédiaires comprises entre le sprint et le fond (de 800 m à 3 000 m). Parmi toutes les épreuves reconnues par l'IAAF, seules le 800 m et le 1 500 m figurent au programme des Jeux Olympiques ou des championnats du monde. Le 800 m a d'abord été le 880 yards ou le demi-mile (804,67 m).Elle est l'épreuve charnière entre la vitesse prolongée du sprint et la résistance des épreuves d'endurance. Les athlètes effectuent tout d'abord un quart de tour de piste dans leur propre couloir à l'image du 400 m, avant de se rabattre vers la corde après 100 m de course. Les concurrents doivent alors faire preuve, en plus de leur capacité physique, d'un sens tactique fait de placements, d'anticipation et d'adresse. Le 1500 m, création purement continentale, est né vers 1890 en France. Elle requiert de la part des concurrents une certaine endurance, un sens tactique de la course ainsi qu'une capacité d'accélération et de résistance dans le denier tour. Le mile britannique (1609,32 m) est proche du 1 500 m et est à ce jour la seule discipline reconnue par l'IAAF définie par une longueur non métrique. Les autres courses de demi-fond sont le 1000 m, le 2 000 m et le 3000 m.
Les courses de fond sont des épreuves dont la distance est supérieure à 5 000 m. D'invention britannique, le 5000 m est une adaptation du 3 miles (4 828 m) et le 10000 m du 6 miles (9 656 m).Les premières expériences de l'exercice de l'endurance remontent à 1740 à Londres lorsqu'un athlète parcourut la distance de 17,300 km en une heure. Ces épreuves se déroulent en intégralité sur la piste du stade d'athlétisme. La résistance à la fatigue et à la douleur, associées à une capacité d'accélération finale sont les qualités nécessaires aux fondeurs.
Courses « hors-stade »
Le marathon ne figure pas au programme des Jeux Olympiques antiques mais tire sa légende des différents récits de la mythologie grecque, comme celui du soldat Phiddipidés qui accomplit d'une traite à la course, la distance qui sépara le champ de bataille de la cité d'Athénes où il dû apporter la nouvelle de la victoire. En 1895, le Français Michel Bréal convainc son ami Pierre de Coubertin de s'emparer de ce mythe et de l'adapter aux Jeux Olympiques modernes. C'est ainsi que pour les premiers Jeux de 1896, vingt-quatre concurrents sont réunis à Marathon. Le berger grec Spiridon louis devient le premier vainqueur de cette nouvelle épreuve. Aux Jeux de Londres en 1908, la famille royale britannique désire que la course démarre du chateau de Windsor pour se terminer face à la loge royale du stade Olympique. Le trajet, mesuré précisément à 42,195 km, devient par la suite la distance officielle du marathon. Cette épreuve d'endurance est disputée sur route dure, principalement dans les rues et sur un parcours plat.
Des compétitions se déroulent sur des distances intermédiaires telles le 10 km ou le semi-marathon. L'ultrafond désigne la course à pieds de grand fond, c'est-à-dire toutes les distances supérieures au marathon soit 42,195 km, il s'applique aux sorties en solitaire et aux courses (ou « raids ») suivantes : 6 heures, 12 heures, 24 heures, 6 jours, ultra-trail, raids par étapes, 100 km, courses sur routes par étapes.
Le cross-country, épreuve non olympique, est une course de fond disputée en pleine nature sur des terrains variés. La distance va de 3 à 15 km selon les catégories d'âge et de sexe. La première course du genre se déroule à Ville-davray en 1898 entre les équipes de France et d’Angleterre. Autres disciplines, les courses natures ont lieu en sous-bois, en montagne, dans le désert ou dans tout autre environnement naturel.
Courses de haies
Les courses avec obstacles, contrairement à la plupart des disciplines athlétiques, ne prennent pas racine dans le sport antique. Elles sont en fait une invention moderne due une nouvelle fois aux Britanniques et sont inspirées des steeple-chases hippiques. Le récit des premières épreuves officielles ancêtres du 110 m haies font état de courses de 120 yards (109,72 m) avec dix obstacles de 3 pieds 6 pouces (1,06 m) soit la hauteur encore utilisée de nos jours. Le 110 m haies, tout comme le 100 m haies, son équivalent féminin, est une épreuve de sprint consistant à franchir dix haies hautes distancées entre elles de 9,14 m pour les hommes et de 8,50 m pour les femmes.
Le 400 m haies, discipline relativement récente, est présentée à Oxford vers 1860 sous la forme d'un 440 yards. Elle se développe ensuite en France alors que Britanniques et Américains la dédaignent durant plusieurs années. Le 400 m haies est l'une des épreuves les plus techniques de l'athlétisme car elle requiert des capacités physiques de sprinteur ainsi qu'une attention soutenue à la fréquence de course, et en particulier du nombre de foulées exécutées entre les dix obstacles.
Le 3000 m steeple allie l'endurance au franchissement de haies. Il fut d'ailleurs conçu, par le biais d'un pari entre étudiants, en référence au sport hippique britannique très en vogue à la fin du XIXe siècle.Les athlètes doivent parcourir sur la piste la distance de 3 000m et franchir par ailleurs différents obstacles, les haies et la rivière. Récemment, le 3 000 m steeple a été ouvert aux femmes et figurera pour la première fois au programme olympique en 2008.
Relais
Les courses de relais ont pour origine les sociétés antiques où des coursiers rapides et endurants se transmettent des messages de ville en ville.Mais c'est aux Etats-unis que la discipline prend racine dans le cadre d'une course de charité organisée par les pompiers de New-york.Les relais 4X100 m et 4X400 m sont composés de quatre athlètes par équipe. Le but est de parcourir la distance le plus rapidement possible tout en assurant la transmission d'un bâton cylindrique nommé témoin. Les spécialistes de ces épreuves doivent combiner la capacité physique du sprinter avec le sens de l'anticipation et de la coordination pour la transmission du témoin. Les deux courses de relais sous leur forme actuelle ont fait leur première apparition olympique en 1912. L'ékiden est une forme de marathon en relais de six coureurs développé dans les années 1980, au début au Japon.
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